Qu'est-ce qu'un orthophoniste?
Un
peu d’histoire…
C’est en 1830 qu’apparaît pour le première
fois le mot « ORTHOPHONIE », vocable formé par
le Docteur Marc COLOMBAT (1797-1851) [auteur du « Traité des
maladies et de l'hygiène des organes de la voix. »],
lors de la création de l’Institut Orthophonique de
Paris. On y traitait alors des déficiences purement fonctionnelles
telles que la surdité, les troubles d’articulation
ou le bégaiement.
Il fallut toutefois attendre près de cent ans (1927), et
l’exemplaire détermination de Madame Suzanne Borel-Maisonny,
phonéticienne et grammairienne, pour que cette discipline
prenne réellement son essor par le biais d’un remaniement
de son champ d’application et notamment par l’indication
des bilans et de la rééducation des troubles du langage.
Les premiers centres de formation
débutèrent en
1955. Le statut d’auxiliaire médical ne fut quant à lui
délivré qu’à partir de 1964…date
de la véritable reconnaissance de l’ORTHOPHONIE.
Qu’est-ce qu’un orthophoniste ?
D’après la loi, l’orthophoniste est le professionnel
de santé qui « exécute habituellement des actes
de rééducation constituant en un traitement des anomalies
de nature pathologique, de la voix, de la parole et du langage
oral ou écrit hors la présence du médecin. »
Il établit un diagnostic à la faveur d’un
bilan que le médecin aura prescrit (afin de permettre un
remboursement des actes par les organismes de la Sécurité Sociale)
et peut soit dispenser des séances dont le nombre et la
cotation auront été prédéfinies par
le médecin, soit définir lui même ces éléments
(protocole relativement récent…décret du 2
mai 2002).
En accord avec les différentes parties signataires de la
nomenclature des actes 2002, la transparence et la compétence
de l’orthophonie sont mises en avant.
>> Champs
d’application
et nomenclature générale
des orthophonistes de France <<
D’où vient-il ?
Pour accéder
au C.C.O (certificat de capacité d’orthophoniste),
l’étudiant(e), bac en poche, devra passer l’examen
d’aptitudes (réglementé par l'arrêté du
16 mai 1986 et l'arrêté du 25 avril 1997) afin d’intégrer
son école d’orthophonie (il y en a 15 actuellement
en France). Ces écoles sont, pour la plupart des U.E.R.
médicales ou des U.E.R. techniques de réadaptation.
L’examen d’aptitudes, qui est un concours, se décompose
en deux parties : une partie écrite suivie selon admissibilité d’une
partie orale. Le taux de réussite au concours est inférieur à 10%.
Depuis 1988, sont admis dans chaque centre de formation un nombre
fixe d’étudiants, défini annuellement par
un arrêté ministériel. 458 pour l’année
2003 !
Bon nombre de bachelier(e)s effectuent
une année préparatoire
au concours dans des instituts spécialisés ou bien
poursuivent des études en parallèle.
Depuis quelques temps, des passerelles
permettent à certains
diplômés en DEA des Sciences du Langage d’accéder
(sous acceptation de dossier) directement en deuxième année
d’orthophonie.
Les études durent quatre petites années. 1640 heures
d'enseignement théorique et 1200 heures de stages y sont
proposées. Un mémoire de fin de cycle vient couronner
la fin de l’enseignement !
>> Les écoles
d’orthophonies
en France <<
>> Les écoles d’orthophonie
en Europe <<
>> Enseignements et modalités du
concours par écoles <<
>> Date
des concours 2011<<
Les
modalités d’exercice…